2023/02/28 by Samira Fattouhy
Arts and Humanities · #French Literature and Criticism #Historical Studies and Socio-cultural Analysis #Naturalisme #Oeuvre-monde #Renaissance Literature and Culture #Réalisme #Récits brefs #romans
paper · doi:10.34745/numerev_2144
openalex publication_date 2023/02/28 · openalex created_date 2025/10/10 · openalex updated_date 2026/07/14
Cet article analyse les relations entre les récits longs (romans) et brefs (contes, nouvelles) chez les écrivains réalistes et naturalistes du XIXe siècle, notamment Zola. Le roman, par son ampleur narrative, cherche à représenter une totalité sociale et historique, comme en témoignent les cycles <em>La Comédie humaine</em> de Balzac ou <em>Les Rougon-Macquart</em> de Zola. Cependant, les récits brefs occupent également une place importante dans cette ambition totalisante, offrant une perspective complémentaire et concentrée sur certains aspects du réel. Les récits brefs, souvent publiés dans des journaux pour des raisons économiques ou éditoriales, permettent aux auteurs d'explorer des thématiques de manière plus condensée, parfois comme esquisses préparatoires à leurs romans. Ils offrent une représentation "en miniature" du monde, avec une intensité et une clarté accrues, propices à l'exploration symbolique ou parodique de la société. Ces formes brefs, tout en restant distinctes, dialoguent avec les récits longs, contribuant à l’élaboration d’une œuvre-monde bifrons, oscillant entre sérieux et légèreté. Enfin, l'article souligne comment le roman et le récit bref enrichissent mutuellement la représentation réaliste du réel, tout en ouvrant des perspectives nouvelles sur l'adaptation théâtrale et les formes mixtes.