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Concilier les savoirs endogènes et les moyens d'existence en République Démocratique du Congo

2024/12/24 by Maindo, Alphonse
#Culture #Social Science

paper · doi:10.60692/nwdmr-rmy22

Abstract

L’intégration des savoirs endogènes ou locaux dans la gestion de la diversité biologique n’est pas incompatible avec l’amélioration des moyens d’existence. Autour de Kisangani, dans un rayon d’environ 50 Km de 5 principaux axes routiers, les coutumes locales des autochtones ont révélé qu’avant les années 1996, l’exploitation des ressources naturelles (ressources halieutiques, fauniques, produits forestiers non ligneux) était astreinte au calendrier local. La récolte des chenilles était possible sans l’abattage des arbres, les jachères atteignaient jusqu’à 15 ans de friche, le respect des interdits sur certaines ressources naturelles sacrées (sites, arbres et animaux totémiques), y compris les poissons était de mise. Dans ce contexte d’homogénéité culturelle, les membres des communautés respectaient ces savoirs, car toute contravention était assortie des sanctions d’origines métaphysiques, mais traditionnellement tolérées. Cependant, outre le christianisme et l’islam, l’hétérogénéité culturelle, les différents regroupements humains allochtones, les effets de la dynamicité des besoins et de l’accroissement démographique sont autant des facteurs ayant logiquement gêné l’efficacité des savoirs endogènes en matière de conservation. L’application stricte à ces jours de ces savoirs endogènes n’étant plus réaliste et leur rejet en bloc n’étant pas salutaire, la possibilité de les considérer à travers ses valeurs positives et favorables à la conservation est à exploiter. L’extension et la promotion locales de ces actions, sont à mesure de ralentir la destruction de la diversité biologique, sans gêner les moyens d’existence. Mots-clés: Moyen d’existence, savoir endogène, diversité biologique, conservation et ressource naturelle.

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