2022/03/17 by Ferrando, Olivier
#FOS: Political science
paper · doi:10.25647/etudesduceri.241-242.06
Le 10 mars 2015, le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, déclarait : « les agissements du président Poutine [en Ukraine] […] minent fondamentalement la sécurité des nations souveraines », faisant ainsi écho aux préoccupations des voisins de la Russie et à l’opinion des pays occidentaux sur la récente annexion de la Crimée et l’ingérence russe à l’est de l’Ukraine. En effet, en gagnant des positions stratégiques sur la mer Noire et en renforçant sa popularité à domicile, Vladimir Poutine « pourrait s’aliéner l’autre partie de son étranger proche traditionnel », désormais traversé par un sentiment d’inquiétude et de réserve vis-à-vis de la Russie1. Quatre ans après l’annexion russe de la Crimée, que peut-on dire de l’impact de la crise régionale ukrainienne sur les relations entre la Russie et l’Asie centrale ?