2025/01/01 by Franck Donald KEHI
Social Sciences · #African Studies and Ethnography #China's Global Influence and Migration #Diaspora, migration, transnational identity #FOS: Languages and literature
paper · doi:10.48734/akofena.n018.vol.4.26.2025
openalex publication_date 2025/01/01 · openalex created_date 2025/12/16 · openalex updated_date 2026/07/07
Résumé : Depuis les années 2000, la migration ivoirienne vers l’Afrique du Nord et l’Europe se caractérise par une combinaison de facteurs historiques, sociaux, culturels et politiques. Cet article mobilise les concepts d’historicité migratoire, de famille transnationale et d’imaginaire migratoire pour analyser comment les flux passés, les exodes ruraux et les réseaux communautaires préparent les jeunes générations à la mobilité internationale. Les crises politiques (2002, 2010) et la déstabilisation de la Libye, ainsi que l’imposition par le gouvernement ivoirien du visa un an avant la CAN 2025 au Maroc, montrent l’articulation entre événements sportifs et politiques migratoires. L’étude souligne également l’influence du football, du mimétisme social et des solidarités familiales sur la persistance des mobilités clandestines. Elle conclut que la migration ivoirienne est le produit d’une combinaison de stratégies individuelles et collectives, où héritage historique, réseaux transnationaux et représentations symboliques interagissent, et que les politiques restrictives doivent être complétées par des transformations structurelles et des opportunités locales. Mots-clés : Migration ivoirienne, Afrique du Nord, Visa, CAN, Patrimoine migratoire, Famille transnationale, Réseaux migratoires