2022/01/19 by NGODJO, Elian Sedrik, BEKALE NGUEMA, Innocent
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.48734/akofena.n5v2.10.22
À l’aube des littératures subsahariennes francophones, les frontières génériques semblent flottantes. La plupart des textes narratifs des premiers prosateurs se rangent laborieusement – et parfois arbitrairement – dans une famille générique spécifique. Romans, nouvelles et contes fondent et se confondent formellement, brouillant leur identification. Une intranquilité catégorielle qui mettra un certain temps avant de se dissiper. Entre méconnaissance des genres européens en cours d’adaptation, influence subreptice des traditions orales africaines et ambition de « scripturaliser » l’oralité, la vérité peut s’avérer à la croisée des chemins. Et si plusieurs faits peuvent éclairer cette confusion des années 1920 à 1950, les textes narratifs produits à cette période découvrent des formes hybrides. Or, peu avant les Indépendances, les auteurs écartent cet amalgame attaché à la pratique des récits narratifs, et leurs frontières retrouvent chacune progressivement une autonomie, que le présent article s’attèle à décrypter.