2025/05/18 by Yacouba TENGUERI Atia Rosine NEYA & Alkassoum MAIGA
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.48734/akofena.n016.vol.1.25.2025
Résumé : Le faible rendement agricole dû aux aléas climatiques, l’Etat Burkinabè soutenu par la Banque Mondiale, a aménagé 2033 ha de bas-fonds dans la vallée du Sourou, dont 60 ha à Pomèn (commune de Fara) pour pallier les limites de l’agriculture pluviale. Cet article analyse les tensions foncières générées par l’aménagement de Pomèn et leurs effets pervers sur les relations communautaires. Sur la base d’entretien qualitatifs et d’une revue documentaire, l’étude révèle que, malgré les retombés socio-économiques perçues, le projet a été rejetés en raison de trois enjeux majeurs : la raréfaction des terres post-aménagement, l’opacité des transactions foncières dans la zone du projet, et les conflits liés à la transmission intergénérationnelle des droits fonciers. Aussi, pour ce qui concerne les liens sociaux, ce projet a entrainé une déchirure des interactions entre les différentes communautés. Cette crise des liens est liée à la modification des cartes de la répartition de terres en instaurant de nouvelles règles d’accès à l’espace aménagé. Cette nouvelle configuration engendre des gagnants et des perdants. Mots-clés : Aménagement, Bas-fond, Enjeux fonciers, Crise des liens sociaux, Pomen, Burkina Faso