2024/04/29 by Sapir, Jacques
#FOS: Political science
paper · doi:10.25647/etudesduceri.202.08
La Russie a traversé en 2013 une année en demi-teinte marquée par une confirmation du ralentissement économique qui s’était manifesté au second semestre de 2012. Dans le même temps, le pays a connu une forte poussée des investissements directs étrangers, ce qui donne le tableau contrasté d’une économie qui se cherche d’un modèle à l’autre. L'économie russe doit actuellement affronter plusieurs défis. Le ralentissement de la croissance met en cause le choix d’un modèle essentiellement tiré par les exportations, mais jusqu’à quel point la Russie doit-elle se recentrer sur son espace économique et sur les pays limitrophes ? S’ajoute à cette question le défi de son investissement dans un nouveau rôle international, dont le meilleur exemple a été fourni par son action concernant la Syrie (en septembre) et qui se développe dans le partenariat stratégique avec la Chine. Or pour pouvoir réellement bénéficier de l’influence nouvelle qu’elle a acquise, Moscou doit retrouver les chemins d’une croissance soutenue et inscrite dans la durée. Les deux défis, tant l’interne que l’externe, se combinent donc. La Russie est bien à l’heure des choix.