2025/03/26 by Koudougou Frédéric KONTOGOM
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.60632/ziglobitha.n013.16.vol.3.2025
Résumé : La rencontre entre le Noir et le Blanc a été marquée par un climat d’exploitation et de domination qui a écorché l’identité du groupe faible c’est-à-dire celui du Noir. Pour recouvrer un certain équilibre, ce dernier était obligé d’entreprendre la quête d’une identité. On ne saurait parler de reconquête puisque le Noir lui-même n’était plus celui d’avant. Il porte maintenant certaines marques de l’ailleurs. L’identité qu’il cherche est une identité qui ne peut se réaliser que dans l’hybridité et c’est désormais d’une manière ou d’une autre celle de tous les acteurs d’un monde qui se définit de plus en plus par la compénétration des cultures. Pour qui connait la littérature africaine, on s’attend à des débats de cette nature dans les œuvres des auteurs de l’après indépendances puisque cette période est considérée comme son temps de l’ouverture et de l’expression d’un universel. Contre une telle compréhension des choses, une lecture attentive des œuvres de la première génération d’écrivains africains compris surtout comme des auteurs qui se définissent par l’expression d’une forme de nationalisme littéraire, permet de comprendre qu’il y est précocement question d’une quête identitaire noire marquée précocement par le sceau de l’hybridité. A travers la théorie du postcolonialisme, nous notons que c’est ce qui prévaut dans Climbié de Bernard B. DADIE. Mots-clés : Quête identitaire ; postcolonialisme ; première génération ; écrivains francophones.