2024/08/30 by Dorothée Neyme, Évelyne Prioux
#Auguste #Farnésine #Ovide #Phaéthon #Rome #mythe #stuc #villa romaine #époque romaine
paper · doi:10.58048/2968-9198/22836
L’article présente le décor en stuc de la villa d’époque romaine située sous la Farnésine, riche demeure de la Renaissance. Il revient sur la découverte de cette villa en 1879, rappelle l’appartenance probable de son propriétaire au cercle familial augustéen et souligne son importance dans l’histoire de l’art, comme témoin de l’éclosion du IIIe style pompéien. Le stuc ne sert plus alors seulement à mettre en valeur des éléments architecturaux mais il peut, comme ici, donner lieu à de véritables scènes figuratives. Les stucateurs ont été audacieux en les plaçant dans les voûtes en berceau des cubicula. L’article s’intéresse plus particulièrement au cubiculum E : deux scènes du mythe de Phaëthon pourraient avoir pour fonction d’exalter Auguste en restaurateur de l’ordre du monde et gagneraient à être placées en regard du mythe de Phaëthon présent dans les Métamorphoses d’Ovide, qu’on les lise comme concordantes avec cette utilisation du mythe ou au contraire ironiques. This paper presents the stucco decoration of the Roman villa beneath the Farnesine, a wealthy Renaissance residence. It reviews the discovery of this villa in 1879, points out that its owner probably belonged to the Augustan family circle, and highlights its importance in art history, as a witness to the blossoming of the 3rd Pompeian style. In this period, stucco was no longer simply used to highlight architectural elements, but could also, as here, be used to create truly figurative scenes. The stucco artists were audacious in placing them in the barrel vaults of the cubicula. This paper focuses on cubiculum E: two scenes from the myth of Phaëthon could have the function of exalting Augustus as the restorer of world order and would benefit from being placed alongside the myth of Phaëthon present in Ovid's Metamorphoses, whether read as concordant with this use of myth or, on the contrary, ironic.