2021/11/09 by Khosrovani
#FOS: Social sciences
paper · doi:10.48728/antipodes.211003
La cérémonie du zekr soufi et les formes de socialité qu’il engendre se situent souvent au cœur des problématiques qui l’opposent au clergé chiite en Iran et le modèle social de la vie religieuse promu par l’État Iranien depuis 1979. Dans ce contexte, si les études universitaires axées sur les aspects littéraires et philosophique de la pensée soufie (irfân eslmâmi - la gnose musulmane) abondent, moins d’études s’attachent à l’analyse des contextes sociaux dans lesquels les soufis contemporains d’Iran (de confession sunnite ou chiite) participent au zekr. Les femmes qui constituent une part importante de cette communauté sont d’autant plus absentes dans les descriptions ethnographiques et leur pratique est rarement saisie dans sa particularité. Cet article est l’occasion de décrire et d’analyser les données recueillies dans le cadre des premières enquêtes ethnographiques de ma recherche doctorale, et tâche de mettre en lumière les gestes comportementaux et relationnels des zekrs féminins à Téhéran comme des modalités constitutives de la construction de l’identité collective des derviches qâdéris au sein des spiritualités émergentes en Iran.