2020/06/12 by Jean-Claude Mirabella
Psychology · Social Sciences · #Carol Gilligan #Gianni Amelio #Philosophy, Sociology, Political Theory #Psychoanalysis and Psychopathology Research #Psychotherapy Techniques and Applications #cinéma italien #mise en scène #éthique du care
paper · doi:10.34745/numerev_127
openalex publication_date 2020/06/12 · openalex created_date 2025/10/10 · openalex updated_date 2026/07/01
Cet article se propose - après avoir présenté brièvement l’éthique du <i>care</i>, développée par les travaux de recherche de la psychologue américaine Carol Gilligan, entre autres -, de positionner la création cinématographique du réalisateur italien Gianni Amelio par rapport aux concepts introduits par la chercheuse. À l’aune de trois films, choisis dans l’œuvre du réalisateur, nous nous attacherons à démontrer comment son cinéma est habité par une éthique que nous pouvons qualifier de <i>care</i>. Ainsi, après avoir analysé les rapports entre les personnages (qu’ils soient parents ou simples connaissances), mais également le rôle de l’espace naturel, nous verrons comment dans <i>Les Enfants volés</i> (1992), <i>Mon frère</i> (1998) et <i>Les Clefs de la maison</i> (2004) les protagonistes développent des éléments de sollicitude et de bienveillance susceptibles d’être classés dans un comportement relevant de l’éthique du <i>care</i>. Nous faisons également le constat que ces résultats peuvent être étendus à une grande partie de la production cinématographique de Gianni Amelio.