2024/10/06 by TAPIMALI, Diane
#ZLECAF #bradage des ressources naturelles #exploitation minière #gouvernance foncière inclusive #politiques de contenu local
paper · doi:10.48346/imist.prsm/ajlp-gs.v7i4.48150
RÉSUMÉ La mise en œuvre de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine offre des possibilités de développement du secteur minier Camerounais dont l’industrialisation reste faible jusqu’ici. Seulement, c’est une activité qui ne peut se faire sans un accès à la terre, sans destruction de la terre et sans dépossession liée aux changements d’usage des espaces sollicités. La terre est donc dépositaire des ressources naturelles notamment des mines dont l’exploitation génère des emplois, des investissements et des richesses au profit des populations, de l’État et des investisseurs. La survenance des conflits fonciers dans les localités minières et les suspicions autour de la mauvaise répartition des recettes d’exploitation ne sont pas sans conséquences. Elles limitent l’acceptabilité sociale des projets et entretiennent un doute sur la durabilité des investissements censés encourager le transfert de compétences et l’utilisation des biens et services locaux, toutes mesures profitables à l’économie nationale. La revue de littérature, les échanges avec les parties prenantes de l’activité minière et les agents des ministères jouant un rôle dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de la ZLECAF, ont permis de faire un état des lieux des limites de la gestion des aspects socioéconomiques et environnementaux de l’activité minière, lesquelles sont constitutives de barrières à l’investissement dans un secteur appelé à jouer un rôle économique stratégique. Partant de là, l’étude s’attèle à répondre à la question de savoir comment tirer parti de la ZLECAF pour promouvoir les investissements dans le secteur minier tout en garantissant la protection des populations affectées, une écoexploitation et le développement du tissu industriel local. L’essentiel des recommandations formulées sur les triples plans socioéconomiques et environnementaux tournent autour de la modernisation des lois et politiques de gestion des droits des populations affectées, l’adoption des textes d’application du nouveau code minier, le renforcement de la surveillance technique et administrative du secteur, l’incitation à l’investissement dans les filières extractives porteuses, la collaboration entre les entités jouant un rôle dans la mise en œuvre de la ZLECAF et surtout, la promotion de la gouvernance foncière et minière inclusive.