2023/05/06 by Herizo ANDRIAMISANDRATSOA & Arozo ANDRIAMISANDRATSOA
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.48734/akofena.hs02.v2.03.2023
Résumé : Pour les jeunes universitaires d’un pays en retard de développement tel que Madagascar, un mot de leur langue n’a pas la même représentation mentale qu’un mot de la langue d'un pays développé, supposé de même sens. Toutefois, un standard universel de représentation mentale existe dans la culture générale. La problématique repose sur la chose qui est responsable de la restriction d'une représentation mentale. Le manque d’analyse conceptuelle et de conceptualisation qui sont les causes de la légèreté du poids cognitif d’un mot est pris comme hypothèse. Notre question de recherche se concentre sur la contribution de l’analyse conceptuelle et de la conceptualisation à la construction d’une représentation mentale plus universelle. D’abord, des enquêtes ont été réalisées afin de déterminer la force et la faiblesse d’un mot d’une langue déterminée en matière d’envergure et portée des structures cognitives qu'il contient ainsi que de la qualité de productivité. Les mots des pays en retard sont perceptuels, oraux et éduqués informellement. Cet état correspond au paradigme, esprit et personnalité traditionnaliste, qui se fonde encore sur des tâtonnements et qui semble être soutenu par la colonisation. Ces mots restreignent les représentations mentales. Par contre, les mots des pays développés sont conceptuels, écrits et éduqués formellement. Leur état reflète plutôt la renaissance, les paradigmes du modernisme, du postmodernisme voire de l'hyper-modernisme qui illustre l’évolution de leurs représentations mentales. Ensuite, des études ont affirmées (i) que l’observation identifie les mots cognitifs dévoilant la qualité de la mentalité, (ii) que le paradigme concourt à la conceptualisation des mots alter-cognitifs avec plus de poids cognitif et (iii) que l’analyse conceptuelle renforce la capacité d’évaluation les définitions ou notions, les notions liées, les enjeux, le schéma et l’utilisation des concepts qui constituent la pensée et la mentalité. Et puis, la comparaison des données sur la langue malgache et la langue française a montré l’existence ou non d’analyse conceptuelle et de conceptualisation dans chaque langue et a évoqué l'effet de cette situation sur l'évolution de la représentation mentale et de la mentalité de ceux qui l'utilisent par le biais d'une enquête. Les mots des pays en retard renferment des percepts superficiels et subjectifs qui sont logiquement plus légers. Ce sont des mots cognitifs. Tandis que, ceux des pays développés sont chargés par des concepts rigoureux et structurés d’une manière intersubjective formant des mots alter-cognitifs. Finalement, la confirmation de l'hypothèse implique par absurde la possibilité de changement de paradigme et de mentalité par l’utilisation d’un environnement-plus formé d’instrument didactique cognitif capable de provoquer un renforcement de culturalité et mutabilité vers un individu plus rigoureux, critique et créatif. Mots clés : mots cognitifs, représentation mentale, poids cognitif, mots alter-cognitifs, rééquilibrage