2025/05/14 by A. Chaabouni, B. Hammami, F. Grati +5
#Larynx #Lymph node dissection #Lymph node metastasis #Prognostic #Squamous cell carcinoma
paper · doi:10.71705/jtorlccfi53p18
Introduction: Nous avons évalué la prévalence des métastases ganglionnaires occultes dans le carcinome épidermoïde (CE) du larynx, et avons identifié ses facteurs prédictifs. Méthodes: Notre étude est rétrospective. Nous avons inclus tous les patients traités par laryngectomie totale (LT) de rattrapage pour un CE du larynx, classé N0 cliniquement et radiologiquement, dans les départements d’oto-rhino-laryngologie, de chirurgie cervico-faciale, de radiothérapie et d’oncologie médicale de l’Hôpital Universitaire Habib Bourguiba de Sfax, sur une période de 30 ans (1993-2023). Résultats: L’étude a inclus 16 cas avec une incidence annuelle moyenne de 0,53 cas/an. Une nette prédominance masculine a été observée avec un ratio de 15 hommes pour 1 femme (15H/1F). L’âge moyen au moment de la LT de rattrapage était de 61 ± 13,3 ans [41 ans - 81 ans]. À la fin du traitement initial, une progression tumorale persistante a été observée chez 8 patients (50 %) et une récidive tumorale chez 8 patients (50 %). Tous les patients ont bénéficié d’un curage ganglionnaire bilatéral fonctionnel (niveaux II, III et IV). Huit patients ont également subi un curage bilatéral du niveau VI (50 %). L’examen anatomopathologique a confirmé une invasion ganglionnaire ipsilatérale à la tumeur avec rupture capsulaire pN+ chez 5 patients (31,2 %), avec un nombre médian de 2 ganglions positifs. Trois patients présentaient une rupture capsulaire des ganglions pR+ (18,7 %). Quatre patients (25 %), tous pN+, sont décédés de leur maladie. La survie globale et la survie sans maladie étaient de 70 % à 1 an. La présence de métastases ganglionnaires occultes (N+) était associée à une mauvaise survie globale et sans maladie (p = 0,001).La présence de métastases ganglionnaires pN+ était statistiquement liée aux récidives supraglottiques et sousglottiques. Conclusion: La positivité des métastases N+ était significativement associée aux récidives supraglottiques et sousglottiques, bien que dans la littérature, le taux de métastases occultes soit plus élevé pour les rT3-T4 et les atteintes supraglottiques.