2025/09/15
#arts plastiques #connaissances #langage #pratique #recherche #transmission
paper · doi:10.34745/numerev_2200
Depuis Pythagore, Platon et Aristote, le logos est la condition même de toute connaissance possible. Lart, à linverse, n’apparaît pas comme outil de raison mais s’adresse aux sens et au sensible. Néanmoins, au sortir du cinquecento, la création artistique répond socialement de la cosa mentale. Le faire de l’artiste se lie à la pensée de ce dernier et la création s’érige au rang de discipline intellectuelle. Plus tard, le XVIIe siècle marque l’émergence de la théorie de l’art en France et en 1969 les Arts Plastiques font leur entrée à l’Université. Dès-lors, pratique et théorie sont liées au sein d’une institution de recherche et de transmission. Dans cet aller-retour entre l’expérience qui se réalise avec l’œuvre et le moment crucial de verbalisation, nous verrons comment la construction et la transmission des connaissances en arts plastiques ne nécessite pas « le deuil de l’œuvre par sa transformation en savoir » (Pélissier, 2014) grâce au discours. Par une transposition écrite de la conférence-performée tenue lors du colloque, le présent article interroge la manière dont la pratique et la théorie sont articulées dans le secondaire et à l’université afin de construire et de transmettre des connaissances de manière pratique et située. Si ce cadre d’apprentissage vient rompre avec les théories cognitives traditionnelles de transmission, le texte envisage ici les activités de recherche en arts plastiques et notamment celles du Collectif Art Langage, à partir de praxis qui visent à repenser les modalités de transmission et de réception des savoirs universitaires.