2025/09/20 by Issaka SAWADOGO
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.60632/ziglobitha.n015.20.vol.3.2025
Résumé : De nombreux Africains vivent dans un syncrétisme religieux d’autant plus qu’ils ont, certes, embrassé les religions révélées (le judaïsme, le christianisme et l’islam), mais ils continuent de s’adonner à la pratiquer de la magie qu’ils considèrent comme la voie leurs ancêtres. Ainsi, elle est devenue, au fil du temps, une pratique socio-culturelle, et sollicitée pour diverses raisons (santé, bien-être, prospérité, commerce, politique…) parce que l’on est convaincu que la détérioration de la santé, son rétablissement et son maintien ou encore que la conquête et la conservation du pouvoir politique traditionnel ou moderne s’obtiennent dans le monde invisible avant de s’obtenir dans le monde visible. Autrement dit, l’acquisition de toute chose ainsi que son maintien se fait par le truchement de la magie. Alors, des écrivains africains, à travers leurs écrits romanesques, se font l’écho de cette pratique socio-culturelle multiséculaire, de sa conception des choses et de la vie. Dans leurs écrits, ils montrent, explicitement ou en filigrane, comment la magie est utilisée pour la conquête et la conservation du pouvoir politique en Afrique noire. L’objectif de cette réflexion est, justement, de montrer, à l’aune de la poétique magique de Issou GO, l’acquisition du pouvoir politique et sa sauvegarde par la magie dans deux romans africains à savoir L’Initié d’Olympe BHÊLY-QUENUM et Parachutagede Norbert ZONGO. L’analyse du corpus révèle que selon certaines convictions en Afrique, même si nous sommes dans l’univers romanesque, le pouvoir est véritablement détenu par les forces surnaturelles et qu’il ne s’acquiert et ne se conserve que par la pratique de la magie. Mots-clés : magie-pouvoir-politique- Afrique- roman