2025/01/01 by Fingbe Ghislain HOUEDJISSI & Serges ZADI ZADI
Social Sciences · #African Studies and Ethnography #African Studies and Geopolitics #FOS: Languages and literature #French Urban and Social Studies
paper · doi:10.48734/akofena.n018.vol.3.09.2025
openalex publication_date 2025/01/01 · openalex created_date 2025/12/06 · openalex updated_date 2026/07/07
Résumé : À Bouaké, la saleté vient offenser le territoire dont se vêtirent les quartiers de DARES‑A‑LAM et de SOKOURA. Ces quartiers se transforment en un véritable espace de rapports de pouvoir, d'oppositions symboliques et de stigmatisation. À partir d'une démarche qualitative – entretiens, observation de terrain – cet article montre que les dynamiques à l'œuvre dans le territoire de Sokoura et de Dares A Lam produisent un espace urbain polarisé. En effet, La saleté constitue une offense territoriale environnementale et sanitaire. Dans sa logique d’exclusion sociale et spatiale, renforce les inégalités systémiques. Par ailleurs, elle constitue une niche d’emplois et une stratégie d'adaptation paradigmatiques du secteur informel qui génèrent des revenus et qui contribuent à la résilience des ménages. Enfin, la maîtrise des espaces de déchets devient une affaire de politique et de symbole, où se jouent des dispositifs de gouvernementalité spatiale pour ordonner, exclure ou inclure des populations selon un ensemble de normes. Cette dynamique se traduit par une légitimation sociale et une gestion des ressources urbaines. Les stratégies d'adaptation sont alors vues comme des réponses à la fois pratiques et politiques face à une forme d'abandon étatique Mots-clés : saleté, territorialité, stigmatisation, gouvernance, exclusion, légitimation