2025/09/18 by TATOLOUM Amane
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.60632/ziglobitha.n015.06.vol.2.2025
Résumé : Cette étude intitulée "Activités maraîchères et enjeux socio-fonciers au bord du Chari (N'Djamena)" examine les défis socio-fonciers liés aux activités maraîchères le long du fleuve Chari à N'Djamena. Elle met en lumière l'importance de l'agriculture irriguée, qui combine la culture et l'arrosage des terres à des fins agricoles. Les activités maraîchères, bien que similaires aux cultures irriguées, se distinguent par des techniques archaïques et une orientation vers la production de subsistance. L'étude utilise la théorie d'Esther Boserup, qui soutient que la pression démographique stimule les innovations agricoles. Les maraîchers de N'Djamena développent des solutions adaptées à leur contexte culturel pour maximiser la production. Les activités maraîchères contribuent à l'éradication de la pauvreté et de la faim, tout en préservant la nature. La méthodologie de l'étude comprend une revue de la littérature, des enquêtes de terrain, une observation participante, une analyse des données et une cartographie. Les résultats montrent que les activités maraîchères sont marquées par des spécificités telles que la spéculation des cultures, la taille restreinte des exploitations et l'utilisation de la main-d'œuvre familiale. Il ressort aussi que les enjeux fonciers sont complexes, avec des droits d'usage variés et des conflits potentiels. Les acteurs impliqués sont principalement des maraîchers, des vendeurs de produits maraîchers et des collecteurs de taxes municipales. L'organisation des acteurs est principalement familiale, avec une gestion des ressources à l'échelle familiale. En conclusion, l’on peut dire que les activités maraîchères au bord du Chari sont vitales pour la population de N'Djamena, malgré les défis fonciers et le faible soutien des pouvoirs publics. Mot clés : activités maraichères, enjeux socio-foncières, bordure, fleuve Chari, Tchad.