2025/09/15
#adolescence #cultural studies #fiction #mangas #psychologie #émotions
paper · doi:10.34745/numerev_2591
Dans les productions culturelles à large public à destination des adolescent-e-s (mangas, sagas, séries ou jeux vidéo) l’imaginaire violent semble omniprésent, mais ne se réduit pas à une simple agressivité pulsionnelle. La violence n’est pas nécessairement l’indice d’un affect de haine, ni une incitation à la haine. Dans les entretiens menés, les adolescents verbalisent fréquemment leurs angoisses, le manque de confiance en eux-mêmes, ainsi que leur intérêt pour les personnages ambivalents, porteurs de fêlures secrètes, voire d’une haine de soi. Notre hypothèse serait que la haine, principalement envers soi, se projette à de multiples niveaux du récit. La fiction offre toutefois un espace pour mettre à distance ces affects et élaborer leur ambivalence. In cultural productions for a large audience of teenagers (manga, sagas, series or video games), violent imagination seems omnipresent, but it is not reduced to mere impulsive aggressiveness. Violence is not necessarily an indication of a hate-feeling or incitement to hatred. In the interviews, adolescents frequently verbalize their fears, lack of self-confidence and interest in ambivalent characters, who carry secret cracks or even a hatred of themselves. Our hypothesis would be that hatred, mainly towards oneself, projects itself at multiple levels of the narrative. Fiction, however, offers a space to put these affects at bay and to elaborate their ambivalence.