1947/03/01 by Marc Léopold Benjamin Bloch · 1 voice · 3 citations
Arts and Humanities · Social Sciences · #Ancient Mediterranean Archaeology and History #Art #Classical Antiquity Studies #Humanities
paper · pdf · doi:10.3406/ahess.1947.3257
openalex publication_date 1947/03/01 · openalex created_date 2025/10/10 · openalex updated_date 2026/08/01
Dans le monde romain des premiers siècles, l'esclave était partout ; aux champs, à la boutique, à 1-atelier, à l'office. Les riches en entretenaient des centaines ou des milliers ; il fallait être bien pauvre pour n'en posséder au moins un. Non certes que la main-d'œuvre servile eût le monopole d'aucune activité, si humble fût-elle ; beaucoup d'artisans étaient de condition libre; d'innombrables champs étaient cultivés par des paysans, petits propriétaires ou fermiers, qui n'avaient jamais été la chose d'un maître ; c'était au libre prolétariat de Rome que Vespasien réservait les rudes besognes qu'il refusait aux machines. Il n'en est pas moins vrai que ni la vie matérielle des sociétés gréco-romaines, ni leur civilisation même, dans ce qu'elle eut de plus exquis, ne sauraient se concevoir sans le secours de ce travail forcé. Les Germains eux aussi avaient leurs esclaves, serviteurs ou ouvriers de culture.